Intervention de l’Ambassadeur lors de la session protocolaire du Conseil permanent de l’OEA à l’occasion du départ du secrétaire général, Jose Miguel Insulza

Washington 22 mai 2015

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les ambassadeurs, représentants et observateurs permanents,

Chers collègues et amis,

Monsieur le Secrétaire général

Au moment où vous quittez l’organisation, je voudrais en mon nom et au nom de la France saluer votre contribution non seulement au développement de l’Organisation des Etats Américains, à laquelle tant de liens nous attachent, mais aussi au renforcement des relations entre la France et l’OEA, entre l’Europe et l’Amérique.

Je ne vais pas rappeler l’engagement de la France auprès de l’OEA, s’agissant des droits de l’homme et de la démocratie, de l’Etat de droit et de la sécurité, engagement qui repose sur le triple lien historique, géographique et stratégique qui unit la France et le continent et qui se manifeste par une culture politique et démocratique commune.

Je ne vais pas évoquer une nouvelle fois les manifestations de solidarité qui ont suivi les attentats terroristes à Paris au début de cette année, et dont nous vous sommes particulièrement reconnaissants.

Je voudrais me concentrer sur un seul point. Un point d’importance, qui est une qualité majeure et que pourtant personne n’a souligné.

Monsieur le Secrétaire General, en 10 ans, vous avez connu et accueilli plusieurs de mes prédécesseurs. En leur nom, comme au mien, je voudrais dire publiquement l’estime et l’admiration qu’ils vous portent pour le travail accompli au cours de cette décennie, mais peut-être plus encore, et c’est cela qui mérite d’être remarqué, parce que vous prenez acte de vos responsabilités à l’égard des générations futures.
Ce n’est pas si commun. Cette attitude reste l’exception.

Cette référence aux générations futures est cruciale dès lors qu’on traite du dérèglement climatique. C’est probablement dans le domaine du changement climatique que cette démarche est la mieux fondée : parce que, pour reprendre les termes du récent appel de Fort de France, parce que la planète terre est notre berceau commun, une patrie partagée, parce que par-delà les urgences, les responsabilités inégales et les situations différenciées, il nous faut admettre une unité de destin qui oblige à un esprit de responsabilité collective et une exigence de solidarité partagée, effective et concrète.

Sur ce terrain, au cours de ces dix ans, j’ai le sentiment Monsieur le Secrétaire Général, que vous avez toujours ouvert la voie.

C’est d’une certaine manière une contribution au succès de la COP21 à Paris. Vous comprendrez pourquoi j’y insiste. Je vous en remercie.

Merci Monsieur le secrétaire général.

Dernière modification : 06/10/2015

Haut de page