Intervention de l’ambassadeur, Jean-Claude Nolla à l’occasion du départ de l’Ambassadrice Carmen Lomellin, Représentante permanente des Etats-Unis auprès de l’OEA

Washington 12 novembre 2014.


Madame la Présidente,

Permettez-moi, au nom de l’Espagne, de l’Italie et de la France une brève intervention, en forme d’hommage pour la Représentante permanente des Etats-Unis auprès de l’OEA. Je serais bref, tout a déjà été dit –et il en manque- sur un ton singulièrement chaleureux !

Aujourd’hui avec le départ de l’Ambassadrice Carmen Lomellin, nous perdons une Dame, une amie d’une grande sagesse, presqu’une sainte.

Sagesse, c’est à dire intelligence subtilité, sens commun, délicatesse, sensibilité, ouverture. Bref sagesse, sagesse parfaite et il en faut. Cette sagesse est quelquefois nécessaire quand fusent les adjectifs de polémiques massives ! Ces APM, je n’en discute pas. Qu’ils soient déployés en toute liberté fait le prix et l’intérêt de votre conseil permanent.

C’est du lourd. Ces adjectifs, que je ne citerai pas, et autres appellations peu amènes sont servis généralement en fin de réunion, souvent subrepticement à l’occasion d’un point divers, presque par surprise, d’ordinairement concertés.

Certes ces adjectifs ne s’adressent pas à la personne de Carmen, mais on ne peut s’empêcher de noter que quand on vise les Etats-Unis c’est à Carmen qu’on parle alors. Et Carmen ne répond jamais et jamais sur le même ton. J’avoue mon admiration. C’est un talent diplomatique, politique, humain, c’est un acte de démocratie. Je confesse ma reconnaissance. Ta sagesse Carmen nous a économisé des heures et des heures, des jours, peut-être même des semaines tout au long de ces années de palabres sans objets. Nous t’en remercions. Merci. Reconnaissance. Solidarité.

Comme nous sommes au lendemain du 11 novembre, le jour de la fin de la première guerre mondiale, le jour d’hommage aux anciens combattants, qu’on me permette de saluer, à travers toi Carmen, à travers vous tous, la mémoire de ces femmes et de ces hommes qui sont venus, de ce continent, notamment en France et en Europe pour défendre la démocratie et la liberté au péril de leur vie.

C’est pour eux tous que je porte à la veste ce « bleuet » qui a la même signification que le « coquelicot » qu’arbore notre collègue canadienne. L’un et l’autre croissent
« Par milliers sur les champs de France
Où dorment des morts d’avant-hier
Pour que chaque passant repense
(Qu’ils soient) le crieur du devoir ».

Merci à Carmen. Courage. Succès. Bonheur.

Merci à vous tous.

Dernière modification : 25/11/2014

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