Intervention de l’Ambassadeur Jean-Claude Nolla à l’occasion du départ de l’Ambassdeur du Costa Rica à l’OEA

Mme la présidente,
M. le secrétaire général,
Mmes et MM les Représentants permanents,
Chers collègues et amis,

Au nom des cinq observateurs permanents présents, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, le Portugal et la France, permettez-moi d’ajouter aux compliments, félicitations, louanges, hommages, éloges, encensements, dithyrambes, panégyriques et témoignages d’amitié qui viennent de s’abattre sur l’Ambassadeur Edgar Ugalde Alvarez -et qui sont tous mérités- permettez-moi d’ajouter quelques mots. Trois exactement.

Bon sens.
Passion.
Humanité.

Le bon sens d’abord. C’est le nom commun de la sagesse. C’est la sagesse avec humilité. Je ne compte pas le nombre de fois où la voix et les propos de l’Ambassadeur du Costa Rica sont venus rappeler à tous de garder les pieds sur terre. Et il l’a fait toujours avec un grand à propos, une grande simplicité, une grande force. Je crois que c’est un héritage qui lui vient de son pays.

La passion. La passion pour la politique, bien sûr, rappelons-nous son évocation de la naissance de l’Europe, la passion pour la démocratie, naturellement.

Mais peut-être surtout la passion pour le service : le service de son pays, le service diplomatique, le service public. L’Ambassadeur Ugalde est un idéal exemplaire. Il répond de part en part à cette obligation que nous fait l’article 15 de la déclaration des droits de l’homme selon lequel « la société a droit de demander compte à tout agent public de son administration ». C’est comme un examen de conscience permanent, extrêmement exigeant. Il y réussit toujours.

JPEGL’humanité enfin. Edgar, l’Ambassadeur qui nous quitte, est un homme qui aime les idées, mais il aime les hommes plus que les idées. C’est la raison pour laquelle quand il est sévère dans l’expression, quand il est tranchant dans le débat, voire cinglant dans la polémique, il a toujours un moment de réserve, d’humour et même d’auto-ironie qui vient comme pour adoucir le coup. C’est que l’Ambassadeur veut convaincre pas blesser ! Il a tout à la fois la bonté de l’intelligence et l’intelligence de la bonté. C’est un Ambassadeur d’humanité.

C’est trop peu dire que nous regrettons son départ ! Il va laisser dans cette salle un trou qui mettra longtemps à se refermer !

Et en plus il parle un excellent français !

Au revoir, Monsieur l’Ambassadeur, et dans tous les cas à bientôt.

Dernière modification : 10/07/2014

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