Message de l’ambassadeur, observateur permanent de la France à l’OEA, à l’occasion de la 44eme session ordinaire de l’Assemblée Générale de l’OEA Assomption 3 juin 2014

Monsieur le Président,
Monsieur le secrétaire général,
Madame la secrétaire générale de la SEGIB Madame la directrice générale de l’OPS Mesdames et Messieurs les ministres et chefs de délégations Mesdames et Messieurs les délégués,

Je voudrais tout de suite remercier les autorités et le peuple du Paraguay pour leur chaleureuse bienvenue, ici à Assomption.

Je voudrais également rappeler les liens qui unissent la France et ce continent et qu’illustrent notamment, les départements français des Amériques ou, ces derniers mois, les visites d’Etat du Président François Hollande au Brésil, aux Etats-Unis et au Mexique comme les visites de notre ministre des Affaires étrangères et du développement international, Laurent Fabius, à Cuba et aux Etats-Unis, par exemple.

S’agissant de la déclaration qui devrait être adoptée au terme de vos débats, je voudrais saluer la réflexion engagée autour du thème de l’inclusion sociale. C’est une question cruciale. Elle est au cœur du pacte social dans nos démocraties. C’est une responsabilité partagée et différenciée, comme il se dit, en particulier pour ceux des pays qui ont connu en même temps que la croissance, la croissance des inégalités.

Monsieur le Président, c’est un choix avisé que vous avez fait avec ce thème, choix qui rencontre les travaux des trois dernières réunions biennales de la CEPALC. C’est un choix éclairé qui s’inscrit dans la perspective de l’agenda post-2015 sur les objectifs du développement.

A cet égard,comme vous le savez, la France est particulièrement attachée aux questions des droits de l’homme et admirative du système de protection interaméricain des droits de l’homme, elle est particulièrement sensible à l’égalité hommes/femmes, elle milite en faveur de la couverture sanitaire universelle, elle est enfin entièrement mobilisée sur le dossier du dérèglement climatique.

Laissez moi revenir brièvement sur deux de ces points importants.

La condition de l’égalité hommes/femmes c’est la lutte contre les violences faites aux femmes. Sur cet engagement décisif, je voudrais rendre hommage à votre organisation, au moment où l’on célèbre le vingtième anniversaire de la Convention de Belem do Para, qui a fait œuvre pionnière, alors que la Convention d’Istanbul, la convention du conseil de l’Europe, elle, entra en vigueur dans quelques semaines.

Sur le dérèglement climatique, je me réjouis des engagements rappelés, et dans la déclaration et dans les résolutions, notamment à l’initiative du Pérou, sur la nécessité de parvenir à un accord juridiquement contraignant et sur l’appel à soutenir la Cop 20 de Lima, comme étape pour le succès de la Cop 21 à Paris. Soulignons qu’en raison de cette succession nous avons l’Europe et les Amériques une responsabilité commune pour le succès de ces deux conférences.

Hors du projet de déclaration de la 44eme AG, il y a plusieurs résolutions et documents sur le futur de l’OEA, en particulier autour du concept de "vision stratégique". C’est un débat qui vous appartient. Je vous remercie de nous avoir invité à y contribuer. Je peux dire, pour être bref, que vu de France, vu d’Europe nous avons besoin d’une OEA robuste, d’une OEA qui se projette vers l’extérieur, parce que dans le fond nous partageons les mêmes valeurs, nous disposons des mêmes référents, des mêmes outils politiques, nous sommes confrontés aux mêmes défis.

Enfin, je voudrais terminer par un rappel sur un dossier sur lequel la France mène une campagne déterminée, constante et universelle. C’est celui de l’abolition de la peine de mort. C’est une campagne de la France, c’est une campagne de l’Europe.

Aujourd’hui nous avons la conviction qu’il faut en finir avec l’application de la peine de mort.

Nous saluons les organes de l’OEA et ses États membres qui sont engagés dans ce combat : un combat d’humanité et un combat de démocratie.

Merci de votre attention.

Dernière modification : 09/06/2014

Haut de page